Aller au contenu principal
  • État de l'internet

Tendances Internet
au Canada en 2026

Les plus récentes données sur l’utilisation d’Internet au Canada

Afin d’aider à faire progresser le dialogue national sur le rôle de l’Internet dans notre vie, CIRA publie chaque année son rapport sur les tendances Internet au Canada, anciennement connu sous le nom de Dossier documentaire sur Internet au Canada.

La vision de CIRA est un Internet sûr, sécurisé et fiable qui permet à l’ensemble des Canadien·nes de réaliser leur plein potentiel économique, social et culturel. Comprendre comment les Canadien·nes accèdent à Internet et l’utilisent constitue une étape essentielle pour concrétiser cette vision.

Poursuivez votre lecture pour découvrir les tendances Internet au Canada en 2026.

Principales constatations

Acheter canadien : Lorsqu’ils ont le choix, près des deux tiers des Canadien·nes (65 %) préfèrent effectuer des achats en ligne auprès de détaillants canadiens. Parmi les personnes qui privilégient les achats auprès de détaillants canadiens, plus de la moitié affirment que leur principale motivation est de soutenir l’économie canadienne ou les entreprises locales.


Souveraineté numérique et protection de la vie privée : Les deux tiers (67 %) des répondant·es affirment qu’il est important que leurs données personnelles soient stockées sur des serveurs situés au Canada. Les Canadien·nes déclarent prendre diverses mesures pour protéger leur vie privée, notamment refuser les autorisations accordées aux applications (41 %) et supprimer des applications (34 %).


Cyberattaques et atteintes à la protection des données : Près d’un cinquième (18 %) des Canadien·nes affirment avoir été victimes d’une cyberattaque ou d’une atteinte à la protection des données réussie. Parmi ce groupe, 57 % des personnes indiquent que la cause était une atteinte à la protection des données ayant touché une entreprise ou un service qu’ils et elles utilisent. Par ailleurs, 60 % des personnes disent avoir reçu fréquemment ou occasionnellement des messages suspects ou frauduleux en ligne au cours des 12 derniers mois.


Utilisation de l’IA générative : Près de la moitié (46 %) des répondant·es affirment avoir utilisé un outil ou une plateforme d’IA générative au cours de la dernière année, une utilisation en hausse par rapport à 33 % en 2025 et à 16 % en 2024.


L’IA comme outil de recherche : Plus de la moitié (52 %) des utilisateur·rices d’IA générative au Canada affirment avoir utilisé l’IA comme moteur de recherche au cours de la dernière année. Mais seulement 19 % des personnes disent toujours vérifier les renseignements générés par l’IA à l’aide d’une autre source, ce qui laisse croire que l’IA devient un outil d’information plus rapidement que les habitudes de vérification ne s’installent.


Hypertrucages et faux contenu : Plus de la moitié (53 %) des Canadien·nes affirment avoir vu du faux contenu généré par l’IA au cours de la dernière année, et 16 % disent avoir aimé, partagé ou repartagé du contenu qui s’est avéré faux, trompeur ou inexact.

Résultats complets du sondage

The Strategic Counsel a mené le sondage 2026 sur les tendances Internet au Canada auprès de 2 000 utilisateur·rices adultes d’Internet au Canada (18 ans et plus) au moyen d’un panel en ligne. Le sondage visait à cerner les tendances en matière d’accès à Internet et d’utilisation d’Internet au Canada.

Résumé

Plus de la moitié (53 %) des Canadien·nes passent cinq heures ou plus par jour en ligne, et 86 % des Canadien·nes ont effectué un achat en ligne au cours des 12 derniers mois.

Bien qu’il ne soit pas surprenant d’apprendre que les Canadien·nes comptent sur Internet pour le travail, le magasinage, le divertissement, l’information et les services essentiels, ce qui change, c’est la façon dont ils et elles interagissent en ligne.

Qu’il s’agisse de rechercher des détaillants canadiens ou de composer avec les possibilités et les risques liés à l’IA, les Canadien·nes réfléchissent davantage à l’endroit où ils et elles dépensent leur argent, à qui ils et elles font confiance et à l’endroit où leurs données sont stockées.

La plupart des utilisateur·rices canadien·nes d’Internet magasinent en ligne et souhaitent soutenir les entreprises canadiennes. De ce groupe, 86 % des personnes affirment avoir effectué un achat en ligne au cours de la dernière année. Parmi ces acheteur·ses, 65 % des personnes disent qu’ils et elles préfèrent acheter auprès d’entreprises canadiennes lorsqu’ils et elles en ont le choix. Plus de la moitié affirment que leur principale motivation est de soutenir l’économie canadienne ou les entreprises locales. Le quart (25 %) cite les tensions économiques et politiques entre le Canada et les États-Unis comme l’une de leurs motivations.

Le coût demeure le principal facteur qui influence les décisions d’achat en ligne. Lorsqu’on leur demande de sélectionner tous les facteurs qu’ils et elles jugent importants, 62 % des acheteur·ses en ligne choisissent le coût ou les économies, suivis des frais d’expédition (54 %), de la disponibilité des articles (47 %) et de la facilité ou de la commodité (47 %). Lorsqu’on leur demande de choisir le facteur le plus important, le coût ou les économies arrivent encore au premier rang, à 27 %.

Une nouvelle constatation importante du rapport 2026 est que les deux tiers (67 %) des répondant·es affirment qu’il est important que leurs données personnelles soient stockées sur des serveurs situés au Canada. En matière de protection de la vie privée, les Canadien·nes déclarent prendre diverses mesures, notamment refuser les autorisations accordées aux applications (41 %), supprimer des applications (34 %), utiliser des bloqueurs de publicité (27 %), modifier leurs paramètres de confidentialité (27 %) et utiliser un RPV (22 %).

Toutefois, les préoccupations liées à la souveraineté numérique n’entraînent pas de changement massif dans les comportements des consommateur·rices. Seulement 5 % des répondant·es affirment être passé·es à un service canadien en raison de préoccupations relatives à la protection de la vie privée. Parallèlement, les Canadien·nes se disent plus à l’aise d’effectuer des transactions sur les sites Web de commerces de détail et d’organismes gouvernementaux canadiens que sur les sites de détaillants américains. Cette préférence reflète des préoccupations quant à l’emplacement des systèmes, aux personnes qui les contrôlent et au degré de confiance qu’ils inspirent.

Les Canadien·nes évoluent dans un environnement en ligne de plus en plus complexe et trompeur. Près d’un cinquième (18 %) affirment avoir été victimes d’une cyberattaque ou d’une atteinte à la protection des données. Parmi les personnes touchées, la cause la plus fréquente est une atteinte à la protection des données ayant touché une entreprise ou un service qu’elles utilisent (57 %), suivie de l’hameçonnage ou de faux courriels et messages textes (17 %), de mots de passe faibles ou volés (14 %) et d’infections causées par un maliciel ou un virus (13 %). Soixante pour cent des Canadien·nes disent avoir reçu fréquemment ou occasionnellement des messages suspects ou frauduleux en ligne au cours des 12 derniers mois.

Les Canadien·nes sont également confronté·es à une quantité croissante de renseignements faux ou trompeurs en ligne, ce qui soulève de nouveaux défis en matière de confiance et de vérification. Plus de la moitié (53 %) affirment avoir vu du contenu factice généré par l’IA au cours de la dernière année, une forte hausse par rapport à 34 % en 2025 et à 20 % en 2024. De plus, 16 % affirment avoir aimé, partagé ou repartagé du contenu dont ils et elles ont appris par la suite qu’il était faux, trompeur ou inexact, comparativement à 13 % en 2025 et à 9 % en 2024.

Les hypertrucages suscitent d’importantes préoccupations chez les Canadien·nes. Quarante-neuf pour cent des personnes estiment qu’ils représentent une menace pour les élections au Canada et ailleurs, et 69 % d’entre elles affirment que les gens ne devraient pas être autorisés à publier ou à partager des hypertrucages sur les plateformes de médias sociaux. Toutefois, les opinions sur la réglementation sont plus nuancées qu’une simple interdiction générale. Plus du tiers (36 %) des Canadien·nes affirment que la création et le partage de tout type de contenu factice généré par l’IA devraient être interdits ou illégaux, tandis que 35 % des Canadien·nes estiment que seuls certains types devraient être interdits ou illégaux.

L’utilisation de l’IA générative augmente rapidement au Canada. Près de la moitié (46 %) des répondant·es affirment avoir utilisé un outil ou une plateforme d’IA générative au cours de la dernière année, une utilisation en hausse par rapport à 33 % en 2025 et à 16 % en 2024.

La façon dont les Canadien·nes utilisent l’IA générative continue d’évoluer. Leurs principales utilisations sont la recherche d’information (52 %), l’expérimentation pour découvrir le fonctionnement de l’IA (42 %) et la création de contenu écrit à des fins personnelles (35 %). Le recours à l’IA comme moteur de recherche est en hausse, tandis que l’expérimentation est en baisse par rapport à 2025. Au travail, les utilisations les plus courantes de l’IA consistent à accélérer les tâches ou à gagner du temps (38 %), à créer du contenu écrit (34 %) et à faire du remue-méninges (29 %).

Parmi les Canadien·nes qui disent ne pas avoir utilisé l’IA générative, les principales raisons sont le manque d’intérêt (41 %), l’absence de besoin (40 %), le manque de confiance (37 %) et le désaccord avec l’utilisation ou l’éthique de l’IA (25 %). Dans l’ensemble, les Canadien·nes se disent plus préoccupé·es qu’enthousiastes à l’égard de l’IA. Plus de la moitié (56 %) des Canadien·nes disent être préoccupé·es par l’IA générative, tandis que 26 % des Canadien·nes se disent enthousiastes à son égard.


 

Série d’articles sur le rapport →

Le mouvement "Achetez canadien" est bien vivant en ligne

Chaque année, CIRA commande un sondage sur la façon dont les Canadien·nes utilisent Internet et publie les résultats dans une nouvelle édition du Rapport sur les tendances Internet au Canada. Voici le premier d’une série de quatre billets publiés tous les mardis et consacrés aux principales constatations du rapport de 2026.
Lire
Chargement…