{"id":42053,"date":"2018-06-06T04:00:00","date_gmt":"2018-06-06T08:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cira.ca\/blog\/il-nous-faut-des-traducteurs-aux-points-dechange-internet\/"},"modified":"2023-03-10T10:57:01","modified_gmt":"2023-03-10T15:57:01","slug":"il-nous-faut-des-traducteurs-aux-points-dechange-internet","status":"publish","type":"cira_news","link":"https:\/\/www.cira.ca\/fr\/ressources\/nouvelles\/etat-de-linternet\/il-nous-faut-des-traducteurs-aux-points-dechange-internet\/","title":{"rendered":"Il nous faut des traducteurs aux points d&#8217;\u00e9change Internet"},"content":{"rendered":"<p>Le monde commence \u00e0 manquer d&#8217;adresses IPv4, et avec le faible taux d&#8217;adoption du protocole IPv6, les traducteurs aux points d&#8217;\u00e9change Internet constituent une solution viable.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>La technologie \u00e9volue constamment&#8230; et les vieilles technologies prennent in\u00e9vitablement le chemin des rebuts. Que faire alors d&#8217;une technologie en fin de vie, mais encore fortement utilis\u00e9e ? La r\u00e9ponse doit venir d&#8217;approches novatrices, comme d&#8217;ajouter des traducteurs IPv6 vers IPv4 aux points d&#8217;\u00e9change Internet (PEI).<\/p>\n<p>Mais d&#8217;abord, permettez-moi de prendre un peu de recul. Pour ceux qui ne le sauraient pas, nous allons bient\u00f4t manquer d&#8217;adresses IPv4. Il s&#8217;agit l\u00e0 des adresses \u00e0 plusieurs chiffres allou\u00e9es \u00e0 tous les appareils connect\u00e9s \u00e0 l&#8217;Internet. Ces adresses devront \u00eatre remplac\u00e9es par des IPv6, lesquelles fournissent un nombre apparemment infini d&#8217;identifiants et sont ainsi susceptibles de satisfaire notre app\u00e9tit croissant pour la connectivit\u00e9 \u00e0 l&#8217;Internet. <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/IPv4_address_exhaustion\"> Wikip\u00e9dia <\/a> nous offre une bonne explication du manque d&#8217;adresses IPv4 \u00e0 venir.<\/p>\n<p>Six ans apr\u00e8s le lancement mondial d&#8217;IPv6, nous avons fait des progr\u00e8s au <a href=\"https:\/\/stats.labs.apnic.net\/ipv6\/CA\">Canada<\/a> r\u00e9cemment, puisque nous approchons maintenant d&#8217;un taux d&#8217;adoption de 20 %. Mais nous avons encore beaucoup \u00e0 faire : il reste l&#8217;autre 80 %.<\/p>\n<p>Chez les fournisseurs de service Internet (FSI), l&#8217;innovation a ralenti de mani\u00e8re significative au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. Bien des gens craignent de se lancer dans ce domaine ou de d\u00e9fier le statu quo de peur que ce soit trop difficile ou que le risque soit trop \u00e9lev\u00e9. Je suis certaine qu&#8217;il existe de nombreuses autres raisons \u00e0 cela, mais l&#8217;une des principales est le co\u00fbt des adresses IPv4.<\/p>\n<p>Les nouveaux FSI font actuellement face \u00e0 des frais de mise en marche de 20 $ \u00e0 25 $, ce qui est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9. Les adresses IPv4 devraient \u00eatre plus abordables, plus de FSI devraient adopter IPv6 et l&#8217;innovation devrait \u00eatre en croissance au Canada. Au lieu de cela, le co\u00fbt des adresses IPv4 est plus \u00e9lev\u00e9 que jamais, tandis qu&#8217;IPv6 ne comporte pas de frais additionnels.<\/p>\n<h2>Si les FSI n&#8217;utilisaient que IPv6 sur leurs r\u00e9seaux, ils pourraient quand m\u00eame rejoindre tout l&#8217;Internet IPv4 au moyen de traducteurs.<\/h2>\n<p>Pendant longtemps, on a vu IPv6 comme le futur, mais il s&#8217;agit maintenant de la r\u00e9alit\u00e9 actuelle, et plus de 20 % des Canadiens ont d\u00e9j\u00e0 adopt\u00e9 cette nouvelle technologie. Le protocole IPv6 est le successeur d&#8217;IPv4 ; il est n\u00e9 de la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;obtenir plus d&#8217;adresses IP pour augmenter la quantit\u00e9 actuellement disponible. Comment pouvons-nous promouvoir un \u00e9cosyst\u00e8me Internet qui supporte \u00e0 la fois IPv4 et IPv6 ? La r\u00e9ponse, ce sont les traducteurs IPv6 vers IPv4. Sur le plan conceptuel, la traduction signifie qu&#8217;un r\u00e9seau construit en utilisant IPv6 peut \u00eatre traduit de fa\u00e7on ponctuelle lorsqu&#8217;il a besoin d&#8217;acc\u00e9der \u00e0 de l&#8217;information en IPv4.<\/p>\n<p>Je crois que pour b\u00e2tir un meilleur Canada en ligne, il faut trouver des solutions adaptables et qui fonctionneront dans l&#8217;avenir. Le fait de payer plus tandis que nous d\u00e9passons les limites de IPv4 ne satisfait pas ces crit\u00e8res. Ce que je souhaite pour l&#8217;Internet canadien, c&#8217;est que les points d&#8217;\u00e9change Internet (PEI) \u00e0 travers le pays soient connect\u00e9s \u00e0 des traducteurs IPv6 vers IPv4.<\/p>\n<p>Bien entendu, j&#8217;entends d\u00e9j\u00e0 les sceptiques s&#8217;exclamer : \u00ab Mais non, c&#8217;est impossible ! \u00bb.<\/p>\n<h2>Or, les possibilit\u00e9s existent, et les FSI canadiens doivent agir.<\/h2>\n<p>Bien que les nouveaux FSI qui font leur entr\u00e9e sur le march\u00e9 ne peuvent se voir attribuer d&#8217;adresses IPv4 pour leurs r\u00e9seaux, le American Registry for Internet Numbers (ARIN) poss\u00e8de une certaine quantit\u00e9 d&#8217;adresses IPv4 vou\u00e9es \u00e0 la traduction IPv6 vers IPv4. Cela signifie qu&#8217;un FSI peut obtenir du transit en IPv6 seulement afin de supporter la majorit\u00e9 du trafic sur les sites Web qui utilisent IPv6, comme Netflix, Facebook, Google, YouTube, Instagram et d&#8217;autres. Les traducteurs IPv6 vers IPv4 connect\u00e9s aux PEI peuvent alors \u00eatre configur\u00e9s de mani\u00e8re \u00e0 ce qu&#8217;un FSI puisse traduire le trafic en utilisant les adresses IPv4 sortantes qui lui sont assign\u00e9es.<\/p>\n<p>L&#8217;Internet Engineering Task Force (IETF) a publi\u00e9 plusieurs m\u00e9canismes de transition pour soutenir la migration de IPv4 vers IPv6. Le premier fut NAT64, suivi par Dual-stack Lite, 464xlat et plus r\u00e9cemment MAP-T, qui utilise la traduction, ainsi que MAP-E, qui utilise l&#8217;encapsulation. Ces r\u00e9cents efforts pr\u00e9sentent l&#8217;avantage d&#8217;\u00e9chelle de ne pas d\u00e9pendre d&#8217;un \u00e9tat et d&#8217;\u00eatre utilis\u00e9s par des r\u00e9seaux \u00e0 travers le pays. Vous pouvez en apprendre plus sur cette technologie <a href=\"https:\/\/www.retevia.net\/our-technology\/\">ici<\/a>.<\/p>\n<p>Compte tenu de toutes ces informations, il n&#8217;y a que peu de raisons, sinon aucune, pour que les FSI canadiens ne soutiennent pas l&#8217;un des m\u00e9canismes de transition de l&#8217;IETF. <a href=\"https:\/\/www.retevia.net\/\">Retevia<\/a>, une organisation bas\u00e9e aux \u00c9.-U., fournit des traducteurs comme service dans le cadre d&#8217;une solution \u00e9conomique pour d\u00e9placer le trafic vers IPv6. \u00c0 mon avis, nous pourrions \u00e9tablir un partenariat avec une organisation semblable pour offrir ce service aux FSI canadiens via les PEI.<\/p>\n<p>La demande serait peut-\u00eatre faible pour commencer, mais avec le temps, il pourrait s&#8217;agir d&#8217;une bonne fa\u00e7on de faire cro\u00eetre IPv6, de r\u00e9duire les co\u00fbts de fonctionnement et de faciliter la migration de IPv4 vers IPv6. Oui, quelqu&#8217;un devra \u00e9ventuellement payer pour tout cela, mais cette question devra \u00eatre abord\u00e9e s\u00e9par\u00e9ment.<\/p>\n<p>Qu&#8217;en pensez-vous ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le monde commence \u00e0 manquer d&#8217;adresses IPv4, et avec le faible taux d&#8217;adoption du protocole IPv6, les traducteurs aux points d&#8217;\u00e9change Internet constituent une solution viable.<\/p>\n","protected":false},"featured_media":2319,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"content-type":"","inline_featured_image":false,"ngg_post_thumbnail":0,"slim_seo":{"title":"Il nous faut des traducteurs aux points d'\u00e9change Internet - CIRA","description":"Le monde commence \u00e0 manquer d'adresses IPv4, et avec le faible taux d'adoption du protocole IPv6, les traducteurs aux points d'\u00e9change Internet constituent une"},"footnotes":""},"topic":[1069],"class_list":["post-42053","cira_news","type-cira_news","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","cira_news_type-cira-news-type-blogue","cira_topic-cira-topic-etat-de-linternet","cira_author-jacqueslatour-fr"],"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cira.ca\/fr\/wp-json\/cira\/v1\/news\/42053","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cira.ca\/fr\/wp-json\/cira\/v1\/news"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cira.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/cira_news"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.cira.ca\/fr\/wp-json\/cira\/v1\/news\/42053\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cira.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2319"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cira.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=42053"}],"wp:term":[{"taxonomy":"cira_topic","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cira.ca\/fr\/wp-json\/cira\/v1\/topic?post=42053"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}