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OTTAWA (ON), le 4 octobre 2021 – À une époque où le nombre de personnes travaillant à domicile n’a jamais été aussi élevé, les organisations ont mis en place de nouvelles mesures de sécurité pour répondre à la pression accrue des pirates informatiques. La dernière édition du sondage annuel de CIRA sur la cybersécurité montre que plus d’un tiers (36 %) des professionnels canadiens de la cybersécurité estiment que le volume des cyberattaques a augmenté pendant la pandémie. La quasi-totalité (95 %) des 510 professionnels de la sécurité interrogés affirme qu’au moins certaines de leurs nouvelles protections resteront permanentes.

« On a l’impression que la pandémie a forcé l’adoption de dix ans de cybersécurité en dix semaines environ », déclare Mark Gaudet, directeur général de la cybersécurité et des services DNS de CIRA. « Le fait que le télétravail se soit répandu et que les employés commencent à utiliser leurs propres appareils, a grandement augmenté le nombre de menaces de cybersécurité auxquelles les organisations sont confrontées, et les personnes mal intentionnées ont fait tout ce qu’elles pouvaient pour profiter de la situation. Cependant, notre sondage démontre que les professionnels canadiens de la sécurité ne se sont pas laissé faire. Ils se sont mis au travail et ont instauré de nouvelles politiques, technologies et cours de formation en sécurité pour leurs employés. Il s’agit de mesures de protection qu’ils prévoient de maintenir en place longtemps après la pandémie. »

Les résultats complets sont présentés dans le sondage de CIRA sur la cybersécurité de cette année, qui fait suite à des attaques par rançongiciel très médiatisées touchant des hôpitaux, des services de police * et d’importants pipelines d’énergie, et autres organisations publiques ou privées. Les données montrent qu’au cours de l’année écoulée, environ une organisation canadienne sur cinq (17 %) a subi ce type d’attaque, et plus des deux tiers d’entre elles (69 %) disent avoir payé la rançon, ce qui porte à croire qu’une majorité d’entre elles ont simplement transféré la cryptomonnaie pour éviter les temps d’arrêt, les atteintes à la réputation et les coûts qui résultent du non-paiement.

La publication du sondage précède d’une journée la participation de CIRA à MapleSEC, la conférence la plus récente et la plus pratique en matière de cybersécurité au Canada, qui aura lieu du 5 au 7 octobre par webdiffusion. Des entreprises, des organismes à but non lucratif, des gouvernements et des professionnels de la sécurité de tout le pays se réuniront pour discuter des défis auxquels le secteur est confronté ainsi que des mesures à prendre pour assurer la sécurité de nos réseaux.

 

Principales constatations

  • Presque toutes les organisations (95 %) indiquent qu’au moins certaines de leurs nouvelles protections en matière de cybersécurité liées à la COVID-19 seront permanentes.
     
  • Les données de l’enquête indiquent qu’une grande majorité d’organisations canadiennes paient les demandes des rançongiciels. Parmi les organisations (17 %) qui ont subi une attaque au cours des 12 derniers mois, 69 % disent avoir payé la rançon demandée.
     
  • Près des deux tiers (64 %) sont favorables à une législation qui interdirait le paiement des demandes de rançon.
     
  • Près d’un tiers (36 %) des organisations indiquent que le nombre de cyberattaques a augmenté pendant la pandémie, contre 29 % l’année dernière à la même période.
     
  • Six organisations sur dix (59 %) ont souscrit une assurance cybersécurité dans le cadre de leur assurance commerciale. Trois organisations sur dix (29 %) ont une politique spécifique en matière de cybersécurité.
     
  • La plupart des organisations disposant d’une couverture de cybersécurité disent que leur fournisseur a augmenté les primes ou demandé de nouveaux formulaires prouvant les mesures de cybersécurité mises en place par l’entreprise.

 

Ressources additionnelles

 

À propos de CIRA

L’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (CIRA) gère le domaine de premier niveau .CA au nom de l’ensemble de la population canadienne. De plus, CIRA conçoit des technologies et des services, comme son DNS Firewall et son Bouclier canadien, qui contribuent à l’atteinte de son objectif visant à bâtir un Internet de confiance pour les Canadiens. L’équipe de CIRA exploite un des domaines nationaux (ccTLD) dont la croissance est la plus rapide, un réseau DNS mondial haute performance et une des solutions de registre d’arrière-plan les plus évoluées.

 

*Correction (06/10/21) : La version initiale de ce communiqué de presse a mal identifié les services de police de Sault Ste. Marie en tant que « détachements de la GRC ». La version ci-dessous a été modifiée.